Accueil Date de création : 10/08/10 Dernière mise à jour : 15/04/14 11:15 / 88 articles publiés

PROJECTION DE SHIRLEY : VISIONS OF REALITY  (Complément de cours) posté le mardi 15 avril 2014 11:09



Rendez-vous devant le lycée mardi 15 avril à 14h.


ULTRA MODERNE SOLITUDE

Shirley : Visions of Reality représente presque à lui tout seul (et de manière particulièrement enthousiasmante) la double mission de la section Forum de la Berlinale : présenter des films sortant des sentiers battus, et plus particulièrement des œuvres ayant souvent un pied dans le cinéma et l’autre dans l’art vidéo. Le réalisateur Gustav Deutsch (lire notre entretien - cliquez sur la phrase soulignée), artiste multimédia, a d’ailleurs les pieds bien ancrés dans ces deux domaines. Il n’a pas peur de les rapprocher dans ce projet hors-norme, à la fois conceptuel et limpide. En recréant à l’écran certains tableaux d’Edward Hopper, Deutsch impose avant tout un travail plastique stupéfiant. La lumière et les couleurs crèvent littéralement l'écran, créant un choc pictural d’une beauté souvent stupéfiante. Évidemment, ces qualités sont avant tout celles de Hopper, mais ce n’est pas le moindre mérite du film que de parvenir à faire voir ces œuvres comme pour la première fois. Ces tableaux sont pour la plupart déjà vus et revus au point d’en être réduits à des cartes postales illustratives. Mais en les recréant et les animant (le mot n’est pas choisi au hasard, Shirley… n’est pas si éloigné que ça du cinéma d’animation), Deutsch leur rend toute leur singularité, leur incroyable modernité et surtout leur fort potentiel fictionnel.

Hopper est un peintre du hors-champ. Ses personnages semblent toujours aspirés par un ailleurs, ou accablés par un horizon écrasant, perdus dans leur solitude. Le hors-champ est ici omniprésent à travers le son, le cadre ne déviant que lors de quelques ruptures d’échelle de plan, rares mais fulgurantes. Et ce hors-champ est effectivement tantôt envoutant et menaçant. Lors de la meilleure scène du film, les sons étouffés d’un film projeté dans un cinéma deviennent de plus en en plus forts jusqu’à envahir la scène, la faisant basculer dans une dimension fantastique folle qui rappelle rien moins qu’Inland Empire (un autre film réalisé par un peintre, d’ailleurs, David Lynch). Shirley: Visions of Reality est en effet l’inverse d’un hommage muséal et trop respectueux. Les tableaux vivent, débordent de fiction. Le tour de force est plus discret mais pas moins réussi : Deutsch parvient à ne pas se laisser piéger par son propre concept, et crée un vrai film de fiction, avec un vrai personnage en fil rouge. Selon les tableaux, Shirley n’est jamais exactement la même, ni vraiment une autre: actrice, espionne... Shirley est effectivement l’héroïne typique de Hopper : fatiguée mais déterminée, à la fois pleine de doute et d’énergie, mais elle est surtout incroyablement seule. Les sons de la ville hors-champ ne font que le souligner, tout comme la présence fantomatique de son partenaire. Shirley se sent « comme un corps sans histoire », immobilisée mais en très fort état de demande émotionnelle. Le fascinant décalage entre la noirceur du ton et ces couleurs percutantes donne au film une profondeur inattendue.

Blog de obenazet : L'ENSEIGNEMENT DU CINEMA AU LYCEE PAUL CLAUDEL Olivier Bénazet, PROJECTION DE SHIRLEY

Ces glissements d’identités d’une grande mélancolie, accompagnées d’un soupçon d’érotisme, rappellent une autre référence picturale. Une référence cinématographique cette fois. Non pas Wim Wenders (qu’on a souvent relié à Hopper par raccourci) mais bel et bien l’envoûtant malaise des films de Lynch. La carte Lynch est souvent utilisée à tort et à travers, mais Shirley : Visions of Reality n’est pas que mystérieux ou décalé, il témoigne d’un talent pictural rare pour la composition et la mise en scène, et n’a en rien à rougir de la comparaison. Une révélation.

Texte  de Gregory Coutaut repris et légèrement modifié.


http://www.filmdeculte.com/cinema/actualite/Shirley-Visions-of-Reality-17008.html

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A l'INTENTION DES ELEVES DE PREMIERE  (Informations élèves) posté le mardi 21 janvier 2014 15:43

Comme annoncé en cours, je relèverai votre carnet de cinéaste dans trois semaines.

SI vous êtes curieux, si vous manquez d'inspiration, jetez un coup d'oeil au lien suivant (Carnet de BLU) :

http://www.blublu.org/ (si le lien  ne fonctionne pas, recopier-le dans la barre d'adresse)

Avec un peu de texte en plus, si votre travail pouvait avoir une telle allure, ce serait parfait.

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SOIREE CINEMA A LA MAL ORGANISEE PAR LES ELEVES  (Informations élèves) posté le lundi 20 janvier 2014 09:59

Vendredi 7 février à 20h - Théâtre Guy Sabatier - Maison des Arts et Loisirs

Soirée thématique autour de l’option «cinéma-audiovisuel» du lycée Paul Claudel de Laon
 
(Soirée gratuite, préparée par les élèves des classes de Première L spécialité cinéma et option facultative)

Projection du court-métrage Passages réalisé par les élèves de l’option cinéma-audiovisuel du lycée Paul Claudel de Laon (Sélectionné par les élèves des classes de Première 2013-2014).
Comment réussir sa vie ? Des lycéens de terminale s’interrogent sur leur avenir. Ils décident d’aller filmer des adultes dans la rue, au lycée, et leurs camarades de seconde. Que sortira-t-il de toutes ces rencontres ?
 
Projection et présentation par les élèves d’un second court-métrage sélectionné dans le cadre d’un atelier de programmation organisé par le Ciné-Jeune de l’Aisne.

Projection du film-documentaire Le Pas de Côté en présence du réalisateur Benoît Keller, intervenant régulier au sein de l’option cinéma-audiovisuel.
Projection suivie d'un temps d'échange avec le réalisateur.
« Renouer avec la nature, vivre de ce que nos mains sont capables de produire, retrouver la simplicité des choses… ma mère rêvait d’une autre vie. Un jour, elle a tout abandonné pour quelques chèvres et elle nous a emmenés, mon frère et moi, sur une montagne dont elle ne connaissait rien. »
Réalisé par Benoît Keller, France, 2012, 1h
 
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LA MUSIQUE CHEZ DAVID LYNCH  (Complément de cours) posté le dimanche 29 décembre 2013 10:09

A l'intention des élèves de terminale en panne d'inspiration pour leur réalisation.

Source : ARTE ; Blow up ; réalisation Thierry Jousse

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L'ECOLE EST FINIE  posté le dimanche 29 décembre 2013 09:59

Histoire de terminer l'année avec un recut de Blow up.

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